Zadig ayant remercié le roi et la reine, alla remercier aussi le perroquet : « Bel oiseau, lui dit-il, c’est vous qui m’avez sauvé la vie, et qui m’avez fait premier ministre : la chienne et le cheval de Leurs Majestés m’avaient fait beaucoup de mal, mais vous m’avez fait du bien. Voilà donc de quoi dépendent les destins des hommes ! Mais, ajouta-t-il, un bonheur si étrange sera peut-être bientôt évanoui. » Le perroquet répondit : « Oui. » Ce mot frappa Zadig. Cependant, comme il était bon physicien, et qu’il ne croyait pas que les perroquets fussent prophètes, il se rassura bientôt ; il se mit à exercer son ministère de son mieux.Est-ce que c'est une idée que je me fais, ou est-ce exprès que Voltaire a fait l'oiseau imitateur parler à la manière de l'oréade Écho ? Et s'il est ainsi, pourquoi aucun traducteur n'a fait le même ?
Bonne journée de la traduction !
P.S. Eh bien, strictement parlant, j'avais tort : il y en a ceux qui s'en ont rendu compte. Mais, poliment parlant, ils sont peu nombreux.